mercredi 26 août 2020

Bilan de Yann Quénet en Polynésie



BILAN DE MON SÉJOUR EN POLYNESIE que je quitte le cœur léger et joyeux, l'appel du large se fait sentir, et comme le plus beau reste à venir, que le monde et plein d'autres projets me tendent inexorablement les bras, le temps est venu pour moi de dérouler la voile et de faire de nouveau cap à l'Ouest!
En fait ce séjour m'aura provoqué quelques modifications temporaire sur ma perception du monde et de mon rapport aux autres. 
Dès mon arrivée aux Marquises j'ai été pris d'un sentiment assez étrange et délicieux d'irréalité, de vivre une sorte de rêve éveillé, comment se pouvait il qu'un petit bonhomme comme moi sur un si minuscule bateau puisse arriver pratiquement sans difficulté sur ces îles magnifiques? Longtemps j'ai eu le sentiment que je devais sûrement rêver que le réveil allait sonner sous peu pour m'ordonner de me lever pour aller bosser dans un métier à la con et super chiant pour presque pas un rond à cumuler des points de retraite parfaitement hypothétiques. 
Me retrouver comme ça en dilletante au beau milieu d'îles sublimes sans avoir l'impression de le mériter vraiment m'aura procuré des supers moments d'extase, plusieurs fois par jour je me suis exclamé intérieurement "Putain mec c'est pas croyable t'es arrivé jusqu'en Polynésie! " ce à quoi je me répondais "Mais non c'est pas possible voyons c'est bien trop énorme comme truc!" je pense que j'ai sûrement été pris pendant cette période pour un benêt tant j'avais continuellement un sourire béat aux lèvres.
En rejoignant Tahiti, j'ai même eu droit à ma tronche dans le journal et à la télé, pratiquement tout le monde reconnaissait mon petit Baluchon et venait spontanément à ma rencontre, j'ai passé pas mal d'heures à papoter avec toutes sortes de gens differents que je n'aurais jamais eu l'occasion de rencontrer en temps normal et à me faire inviter à droite à gauche pour raconter inlassablent mon voyage, là aussi ça a été de très bons moments à part pour mon foie car tout le monde voulait m'offrir une petite bière ou m'inviter à dîner.
Sans vouloir me vanter, je pense être de très loin l'homme le plus timide et le plus réservé du monde, mais rencontrer des gens à été très sympa et très enrichissant d'autant que je n'ai jamais eu affaire à des comportements agressifs, tout le monde voulait m'aider alors que je n'avais pas vraiment besoin d'aide tant les problèmes sont quasiment inexistants sur un si petit bateau et que ma philosophie première est de toujours essayer de me démerder par moi même.
Au final ce petit excès de notoriété quoique probablement assez exagéré m'a quand même fait très plaisir, j'ai même, dans des petits moments de passage à vide où d'euphorie, tenté quelques dragouilles maladroites et évidemment sans beaucoup de succès, être un peu reconnu n'enlève pas non plus le fait d'avoir un physique très éloigné de celui de Brad Pitt, plus ma nature de gentil à la limite du nigaud et le fait que mon bateau ne donne pas vraiment l'image de la réussite sociale ne m'a pas vraiment procuré d'atouts réels pour la séduction amoureuse, faut pas déconner quand même!
Partout mon séjour à été merveilleux, partout j'ai été accueilli d'une manière adorable, j'ai juste été une seule fois rejeté assez sèchement par le responsable de la marina de Raiatea qui ne voulait pas de mon bateau rikiki dans son parking pour catamarans de location m'obligeant à rester coincé par de forts coups de vents le long d'un quai tout pourri et carrément inconfortable (je n'ai qu'un mouillage léger et pas de dinghy ce qui m'oblige à privilégier le ponton ou le quai) à vrai dire en quatre mois de Polynésie ça a été le seul comportement désagréable que j'ai eu à rencontrer mais qui m'a permis un petit retour à la réalité en me remettant à ma juste place de plaisancier fauché sur bateau bas de gamme (cauchemar pour un gérant de Marina 🙂
Mais à part ce tout petit épisode assez drôle, pour la première fois de ma vie, je suis devenu une sorte de centre d'intérêt, à mon départ de France je n'imaginais pas une seule seconde que mon bateau allait provoquer tant de sympathie bien au contraire, je m'étais mis dans la tête qu'un navigateur lambda ayant sacrifié plusieurs décennies d'efforts et d'économie dans son bateau n'allait sûrement pas apprécier de voir un énergumène comme moi naviguant dans une vulgaire caisse en contre-plaqué arriver le nez au vent comme si de rien n'était de l'autre côté de la planète. 
Et bien pas du tout, même des marins chevronnés sur des bateaux représentant plusieurs centaines de fois le prix de mon Baluchon m'ont abordé avec amitié, les enfants adoraient monter à bord de ce bateau ressemblant à un jouet, partout j'ai provoqué curiosité et sympathie. 
Merci, merci pour tout Polynésie pour ces merveilleux moments, ça restera probablement le meilleur souvenir de cette petite ballade autour du monde 🙂  





dimanche 2 août 2020

Une parenthèse dans l'aventure....

Le tour du monde en aquarelles de Yann Quenet à bord de Baluchon, son mini voilier de 4 mètres ( article de voiles et Voiliers)

Yann Quenet continue son tour du monde à bord de Baluchon, un minuscule bateau de 4 mètres. Après les Antilles, Panama et la Polynésie, ce quinquagénaire breton veut maintenant rejoindre l’Australie à bord de sa construction amateur frappée d’une poule rouge sur sa voile et sur sa proue.

Le peintre brestois de cette poule devenue emblématique, Jean-Yves Le Fourn a réalisé une série d’aquarelles pour raconter à sa façon le voyage extraordinaire de son ami Yann Quénet, au bout des océans. La revue Voiles et Voiliers le met à l'honneur dans un article (Cliquer sur l'image pour accéder à l'article)

Cliquer sur l'image pour accéder à l'article

D’autres aquarelles seront réalisées, puis il y aura un livre pour enfants que l’artiste et le navigateur rêvent déjà d’écrire une fois la boucle bouclée.

 Dessin humoristique d’Albert Dubout [spéciale dédicace à l'artiste JeanYves Le Fourn ;)]